Eclairage

    Les techniques d’éclairage dans les phares ont connu des progrès significatifs.

     

    Combustibles

    Depuis l’antiquité, des foyers rudimentaires au bois ou au charbon sont allumés pour guider les navires vers des lieux plus sûrs. Le manque de combustible et les intempéries rendent ce type d’éclairage inconstant. Remplacé par d’autres sortes de combustibles tels que le foin, la paille, le goémon, des huiles végétales, animales ou minérales…, la portée n’excédait pas les 5 ou 6 km.

    Phare du Stiff. Chaque nuit, près de 45 à 50 barriques de charbon sont consumées ainsi que  300 fagots plus 1 corde de bois par mois. Allumé en 1700 d’octobre à fin mars il sera éteint 17 ans plus tard, puis rallumé en 1720 à longueur d’année. Les phares du Stiff et de Saint Mathieu sont gérés par la marine.

    Lanternes

    Origine : Le foyer à ciel ouvert dans lequel on brûle du bois puis du charbon subit les aléas de la météo.

    Le premier progrès consiste à abriter le feu sous une coupole en maçonnerie ou en cuivre soutenus par des piliers en pierre.

    Les foyers sont ensuite fermés par des vitres lorsque des systèmes de ventilation permettent d’évacuer la fumée et d’attiser le feu.

    1689 : L’Abbaye de Saint Mathieu s’équipe d’une lanterne close ou 3 rangées de lampions brûlent à l’huile.

    1744 : Le phare de Fréhel est aussi équipé de ce système de lampions.

    1784 : Le phare du Stiff s’équipe à son tour.

    Fin 18ème, les progrès de l’industrie des métaux et du verre permettent pour un feu d’en augmenter sa portée. Les coupoles s’équipent de cheminées limitant ainsi le noircissement des vitres.

    Réflecteurs

    Pour améliorer la portée des feux en direction de l’horizon, les ingénieurs s’inspirent des calottes métalliques réfléchissantes des réverbères placées en arrière du foyer. Ces appareils catoptriques ou réflecteurs présentant une forme semi sphérique existent déjà dès 1592 sur le phare de Gollenberg en Poméranie.

    En 1763, la semi sphère devient parabolique améliorant ainsi l’efficacité et la concentration du rayon lumineux. Cependant la position de la mèche et le combustible qui noircit les parois des réflecteurs et des vitres ne permet pas de dépasser 20 km pour les modèles les plus performants.

    En 1782 Joseph Teulère, s’appuyant sur les travaux de Hutchinson et de Tourville Sangrain, met au point un système d’éclairage à réflecteurs et à becs multiples réellement efficaces. Ce système repris par les grandes nations perdurera jusqu’à la seconde guerre mondiale.

    Éclats

    En 1781 : Le premier réflecteur rotatif est mis en service en Suède au port de Carlsten.

    En 1787 : Le port de Dieppe s’équipe à son tour d’un système d’éclairage composé de 5 réflecteurs dotés d’un appareil rotatif mis au point par Mulotin (horloger).

    En 1790 : Borda réunit les innovations apportées par Teulère pour les paraboles, Lemoyne et Mulotin pour le système rotatif et d’Argand pour ses mèches creuses. Ce dispositif s’allumera sur le phare de Cordouan le rendant ainsi le plus puissant de son époque.

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